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mercredi 1 octobre 2014


A 28 ans, j’éprouvais une satisfaction certaine avec mes partenaires, mais je n’avais jamais connu l’orgasme, se souvient Lucia. Je ne m’en plaignais pas, convaincue que ma mère était pareille. Or un jour, alors que nous parlions des rapports homme-femme, à mon grand étonnement, elle a eu ces mots : “Si un homme reste assez longtemps à l’intérieur, forcément le plaisir vient.” Cette phrase a provoqué un déclic, une sorte de libération. "
Si pour les hommes, l’explosion orgastique est une donnée naturelle, rien de semblable chez les femmes. Le vagin, contrairement au pénis, est peu sensible. "C’est essentiellement le contexte émotionnel qui déclenche le plaisir : l’idée d’être désirée, pénétrée par un homme aimé, observe Françoise Goupil-Rousseau, gynécologue et psychothérapeute. Et, à la vérité, avant la jouissance, les femmes orgasmiques ne ressentent pas plus de plaisir physique que celles qui n’y parviennent pas. Pour toutes, durant le coït, les voies de la sensibilité remontent jusqu’au cortex cérébral. Mais certaines auront un orgasme et d’autres non. On ne sait pas très bien pourquoi."

Une privation inconsciente

Chez les très jeunes femmes, l’anorgasmie vaginale est la norme. Si celle-ci perdure à la maturité, les spécialistes se refusent à la considérer comme une pathologie, sauf dans des cas extrêmes où l’acmé du plaisir ne peut jamais être atteint, même au moyen de la masturbation. Alors seulement, on parle de frigidité qui, à l’inverse de l’anorgasmie, se caractérise par une inhibition du désir et concerne la vie sexuelle dans sa globalité. Le plus souvent, il s’agit d’une privation inconsciente – la personne s’interdit de désirer, de ressentir – liée à la culpabilité ou à une honte transmise par l’éducation.
En fait, pour toute femme, l’accès à la petite mort reste toujours très fragile. Un événement déprimant ou entamant l’estime de soi – séparation, deuil, licenciement, découverte de l’infidélité du partenaire, notamment – est susceptible de provoquer une anorgasmie transitoire. C’est le cas également lorsqu’un malaise surgit dans le couple, et que la femme, malheureuse, ne parvient pas à exprimer sa souffrance avec des mots. « Si la situation perdure, l’anorgasmie peut être utilisée par l’inconscient féminin comme une vengeance contre le responsable supposé de la situation », affirme la psychanalyste Catherine Muller. Frustrée dans sa vie, la femme punit l’homme dans sa sexualité pour qu’il le soit lui aussi.

Le poids de l’enfance

Lorsqu’elle est permanente, et sans motif apparent, « l’anorgasmie doit être décryptée comme un symptôme renvoyant à une problématique individuelle inconsciente », déclare la psychanalyste Janine Revel. Pour l’une, elle exprimera le désir enfoui de ressembler à une mère « virginale » idéalisée, pour l’autre, elle résultera d’une fidélité inconsciente à son père. « Je rencontrais toujours des hommes ayant des problèmes sexuels et avec lesquels je n’arrivais jamais à l’orgasme, explique Aude. Jusqu’à ce que ma mère m’avoue que, depuis mes jeunes années, l’abus d’alcool avait rendu mon père impuissant ! »
Souvent aussi, l’anorgasmie est la conséquence d’un rapport exécrable à son propre corps remontant à l’enfance. « Je me suis toujours vue froide, pas aimable, raconte Sonia. J’étais complexée par rapport à ma jeune sœur, la préférée de mon père, que l’on disait plus jolie, plus féminine que moi. Très tôt, avant l’adolescence, je me suis sentie désincarnée. Aujourd’hui, je ne me maquille jamais et je ne vois aucun intérêt à m’habiller. Au lit avec un homme, je me sens en trop, pas à ma place, je suis glaciale. » Est-ce un hasard ? Sonia travaille dans la congélation !

Dans certains cas rares, une femme peut être bloquée physiquement et émotionnellement au point de « passer à côté » de l’orgasme. Son corps jouit sans qu’elle éprouve la moindre sensation de plénitude, comme certaines personnes sont incapables de ressentir la faim, la soif ou le froid. Selon Janine Revel, ce phénomène résulte d’une éducation trop dirigiste, qui n’a pas permis à la personne de s’approprier réellement son corps.

Le refus d’être un réceptacle

Toutes les femmes réfractaires à l’orgasme ne sont pas encombrées par leur enveloppe charnelle ; certaines dégagent même une sensualité torride. Toutefois, elles ont en commun de refuser, plus ou moins consciemment, d’assumer dans la relation sexuelle une position féminine qui consiste à être le réceptacle de l’homme, à se faire « gaine » pour l’accueillir. « Longtemps j’ai eu l’impression qu’avoir un orgasme me ferait tomber dans un statut de “chose” de l’homme, raconte Noëlle. Je ressentais du bien-être mais je préférais rester “moi”, garder mon self-control, être spectatrice du plaisir de l’autre. »
« De nombreuses femmes supportent plutôt bien l’absence d’orgasme, constate Janine Revel. Selon Lacan, ce phénomène tient au fait que le plaisir féminin ne se limite pas à une jouissance d’organe comme chez l’homme, qui jouit de son pénis. Elles ont, de surcroît, accès à un autre type de satisfaction, propre à la sexuation féminine et qui englobe l’intégralité de leur être. » « Cette jouissance-là n’est pas commandée par le phallus, écrit la psychanalyste Catherine Lazarus-Matet, dans L’Autre Sexe. Elle peut être provoquée par l’attente amoureuse, l’élan passionné, davantage que par l’acte sexuel. D’ailleurs pour de nombreuses femmes, il est plus excitant de s’abandonner à la passion absolue que de s’abandonner physiquement et psychiquement dans la relation sexuelle. » Il ne s’agit pas d’une peur de la sexualité, mais plutôt d’une recherche d’absolu, d’amour idéal, que le sexe ne saurait combler entièrement.

Un plus culturel

« Une femme sur deux atteint l’orgasme lors d’un rapport sexuel complet », affirme Jacques Waynberg, psychothérapeute et sexologue, expliquant ces chiffres par notre héritage biologique. « Le génome humain ne diffère de celui du singe que de 1 %. Tout comme la sexualité animale, celle des humains a d’abord un but reproductif. Ainsi, si l’éjaculation, pourvoyeuse de spermatozoïdes, est nécessaire, l’orgasme féminin, lui, ne l’est pas. C’est un plus culturel, lié à l’invention de l’érotisme. »
Une femme qui ne jouit pas n’est donc pas anormale : elle manque seulement d’expérience. « Pour y arriver, il lui faut acquérir une idée plus précise de son schéma corporel, par la masturbation par exemple, ajoute Jacques Waynberg. Et se laisser aller à ses fantasmes, qui activent le désir.
Passer du bien-être sexuel à l’orgasme s’apprend, comme on apprend à chanter en travaillant sa voix. » « S’imaginer qu’il “faut” impérativement avoir des orgasmes est la meilleure façon de provoquer un blocage en profondeur, doublé d’une bonne déprime, affirme Janine Revel. Si la situation est cause de souffrance, il faut s’interroger sur ce qui cloche. Et travailler sur soi avec un thérapeute. » « Quand l’anorgasmie résulte d’une mauvaise communication dans le couple, il est nécessaire de la rétablir à deux », considère Catherine Muller. En consultant des livres, en assistant à des conférences et, surtout, en se parlant franchement. Mais, avant tout, « il faut accepter l’idée que l’orgasme n’a rien d’automatique, affirme la journaliste américaine Tracey Cox dans Hot Sex (Marabout). Vous ne risquez donc pas d’en avoir quand vous faites votre repassage !

L’imprenable forteresse

Deux troubles physiques peuvent empêcher les femmes d’éprouver l’orgasme vaginal.
• Le vaginisme se traduit par un resserrement des muscles de l’entrée du vagin, qui le transforme en forteresse imprenable. « En l’absence de malformation physique, les causes du vaginisme sont la peur de l’homme perçu comme dangereux, l’angoisse de la pénétration qui risque de faire saigner, les tabous intégrés dans l’enfance », explique Françoise Goupil-Rousseau, gynécologue et psychothérapeute. Pour en guérir, les thérapies comportementales marchent très bien, surtout si le partenaire participe en assumant le rôle d’un cothérapeute apaisant et patient. Curieusement, « les femmes vaginiques se révèlent généralement orgasmiques ».
• La dyspareunie se manifeste par des douleurs durant le coït. « Très souvent, elle résulte d’un léger vaginisme qui incite la femme à trop contracter ses muscles vaginaux. » C’est trop serré, donc ça fait mal ! En fait, la femme dyspareunique perçoit comme désagréables et angoissantes les sensations physiques du coït, ressenties comme plaisantes par les autres. « On soigne la dyspareunie par des méthodes de relaxation, en rassurant la personne, en lui conseillant d’utiliser des lubrifiants, en s’efforçant d’améliorer la communication dans le couple. »
Lire: La mélodie du plaisir
Gallimard réédite le roman La Musique (Gallimard) de Yukio Mishima. Devenue indifférente au plaisir sexuel symbolisé par la musique, Reiko consulte un psychanalyste, qui est le narrateur de l’histoire. Malmené par les mensonges de la jeune femme, il cherche à cerner la nature du malaise de Reiko. La diversité de ses théories permettent à l’auteur d’aborder plusieurs questions sur la sexualité, rappelant que, dans ce domaine, « la notion de bonheur unique, valable pour tous, n’existe pas ». 
(Eve Lasbatz)


Démythifié, revendiqué, suranalysé, l’orgasme conserve pourtant son mystère. Pourquoi se montre-t-il rebelle à l’improviste ? Quand nous initie-t-il à l’extase ? Est-ce grave de s’en passer ? Mérite-t-il d’être le souci premier des amants ? Nous avons enquêté sur la juste place de cette jouissance emblématique, dans nos vies, dans nos têtes, dans nos amours. Pour qu’elle ne devienne jamais une tyrannie, nous avons exploré informations et témoignages. Enquête sur nos corps, nos désirs et nos craintes.

Source
Les sites de rencontres sur Internet ont détrôné les petites annonces. Des millions de célibataires s’y bousculent chaque jour, mais certains résistent encore. Ils invoquent quatre raisons pour ne pas se lancer. Nous avons trouvé les quatre arguments contraires pour tenter l’expérience.
Cachés derrière leurs pseudos, ils sont des dizaines de milliers à rejoindre chaque jour la grande foule sentimentale du Net, en quête de quelqu’un avec qui partager son lit… ou sa vie. D’autres, plus sceptiques, rechignent toujours à intégrer la communauté des célibataires branchés sur Meetic, Match ou Netclub. Pourquoi tant de réticences ? Parmi toutes les « bonnes » raisons invoquées pour ne pas se lancer, nous en avons retenu quatre, auxquelles répondent quatre raisons, non moins valables, d’y aller quand même… ou comment changer de regard sur ce mode de rencontre des temps modernes.

1 C’est risqué…

1- Initialement intitulé « Je nique sur Meetic », le blog s’appelle aujourd’hui « Je nique c’est mythique » (jeniquecestmythique.free.fr).
« Je nique sur Meetic » (1) : c’est avec ce blog au titre évocateur qu’un Lyonnais de 44 ans fraîchement divorcé a tenu des milliers d’internautes en haleine, et ce grâce au récit imagé de ses ébats sexuels avec des femmes rencontrées sur le site. C’était début 2005. Depuis, Lewis Wingrove, alias Nick, a fait de son blog un livre à succès Des souris et un homme (Robert Laffont, 2005) et sans doute conforté pas mal de « clients » potentiels dans l’idée que le Net se prête davantage à la gaudriole qu’à l’amour-pour-la-vie. Soupçonnés de n’attirer que des hommes mariés en quête d’aventures, des obsédés sexuels… voire des pervers, les sites de rencontres ont hérité bien malgré eux de l’image de marque peu reluisante du Minitel rose des années 1980. Ainsi, 86 % des Français estiment que « ce n’est pas sûr, on ne sait pas sur qui l’on peut tomber » (Sondage Ifop/Meetic, octobre 2004).
« Certaines femmes qui viennent consulter me disent : “Sur Internet, il n’y a que des ringards, des tordus, je n’ai pas envie d’être harcelée” », raconte la psychothérapeute Saïdeh Reza, qui entend dans son cabinet de plus en plus de « candidats » au Net.
… Non, pas plus que dans la vraie vie : 
« De 2002 à 2004, j’ai passé deux ans à enquêter sur le sujet, et j’ai véritablement vu les mentalités évoluer, raconte le sociologue Pascal Lardellier, auteur du Cœur Net, célibat et amours sur le web (Belin, 2004). La méfiance vis-à-vis d’Internet a nettement perdu de sa vigueur : puisque l’on y fait tout, alors pourquoi ne pas y chercher aussi l’âme sœur ? Aujourd’hui, tout le monde connaît au moins une personne qui a tenté l’expérience. »
Chercher un amoureux derrière son écran semble moins tabou, puisque l’on y croise monsieur et madame Tout-le-Monde. La quête de l’amour virtuel devient un sujet de conversation avec les collègues ou entre copains. « J’imaginais que l’on n’y trouvait que des hommes de second choix, ou encore des hommes douteux. Eh bien c’est vrai, il y en a, mais il y a aussi des hommes très bien », assure Myriam, 43 ans. Sur ces sites, les célibataires trouvent finalement ce qu’ils viennent y chercher, comme dans la vraie vie : des aventures, et des relations plus sérieuses.

2 C’est la honte…

« J’entends souvent cette réflexion : “Je suis pas mal, je suis bien dans ma peau, qu’est-ce que j’irais faire sur Internet ? Je ne suis pas tombé si bas…” Elle démontre une résistance narcissique importante », analyse Saïdeh Reza. Le Net apparaît comme la bouée de sauvetage, le dernier recours, l’ultime solution, parfois douloureuse pour l’image de soi. Beaucoup reconnaissent son efficacité, mais surtout pour les autres…
« C’est l’idée du “Je n’ai pas besoin de ça”, la peur de passer pour un handicapé relationnel », commente Pascal Lardellier. Malgré le formidable battage médiatique orchestré autour du Net sentimental, certains ont encore des scrupules à rejoindre la confrérie douteuse de ces « désespérés de l’amour », réduits à pianoter derrière leur écran dans l’espoir de trouver enfin chaussure à leur pied. Ceux qui franchissent le pas ne peuvent s’empêcher de se justifier : « Il faut bien vivre avec son temps », « Ma meilleure amie a tellement insisté », etc. Une manière comme une autre de démystifier la recherche, d’y introduire de la légèreté en se persuadant que l’on y va « juste pour voir »…
… Non, c’est être honnête avec soi-même :
« Il y a quelque chose de l’ordre de l’interdit, du surmoi, analyse le psychanalyste Loïck Roche, auteur d’In Bed With the Web (avec Yannick Chatelain, Chiron, 2005). C’est une transgression importante de sa propre image, qu’il faut parvenir à dépasser. C’est un peu la même démarche qu’une personne qui s’autorise à aller faire une psychanalyse, il faut d’abord qu’elle accepte le fait qu’elle a besoin d’aide. »

« Les célibataires endurcis se font souvent une vie en solo remplie d’activités, ils se convainquent qu’ils n’ont pas forcément besoin de quelqu’un. S’inscrire sur un site de rencontres, c’est revenir sur cette assurance », explique la psychologue Sabrina Philippe, qui dispense des conseils personnalisés aux membres du site Parship. Aller sur Internet, c’est reconnaître un manque, arrêter de se mentir à soi-même. Cette prise de conscience ne peut être que bénéfique et n’exclut pas d’avoir par ailleurs une vie sociale digne de ce nom.

3 Je ne vais intéresser personne…

A l’idée de remplir leur fiche signalétique sur Internet, certains ont l’impression de se brader, d’autres, au contraire, de surestimer leurs capacités de séduction. « Certains me disent : “Je ne vais intéresser personne, je ne sais pas écrire”, raconte Saïdeh Reza. C’est un problème plus féminin que masculin. Les hommes ont moins de scrupules à mettre leur photo, alors que les femmes ne se trouvent pas photogéniques et ont souvent tendance à se dénigrer. » Même s’il est fréquent de se rajouter quelques centimètres, de se délester de quelques kilos, de quelques années, ce face-à-face avec soi-même est parfois pénible." Les gens ont le fantasme d’y aller incognito, et ils sont renvoyés à quelque chose de très basique : leur physique, leurs fautes d’orthographe " commente Loïck Roche.
… Au contraire, c’est bon pour l’ego : 
Une fois franchi le cap de l’inscription, le site de rencontres devient souvent un formidable vecteur de confiance en soi, un booster d’ego qui rend accro. « Je suis resté sept ans avec ma copine, alors j’avais besoin de voir si je plaisais toujours, raconte Mike, 34 ans. C’est vite devenu une drogue. Chaque soir, je m’arrête dans un cybercafé pour voir si j’ai de nouveaux messages. Pour moi, c’est comme une petite thérapie. »
« Beaucoup de membres nous disent : “Sur votre site, je n’ai peut-être pas trouvé la personne que je cherchais, mais j’ai repris confiance en moi” », explique Sabrina Philippe. Paradis des timides ou des déçus de l’amour, Internet permet de rentrer en douceur dans le grand jeu de la séduction, de réapprendre à parler d’amour sans prendre trop de risques. « Je peux parler de tout sans rougir, raconte Samantha, 19 ans. Si quelqu’un ne me plaît pas, je le zappe tout de suite, il me suffit de cliquer sur la petite croix sans avoir à me justifier. » « Sur Internet, c’est moins dur de perdre la face », commente Pascal Lardellier.

4 C’est un « tue l’amour »…

« Cette soirée, j’y suis vraiment allée en traînant les pieds, et puis je suis entrée et je l’ai vu… » La rencontre amoureuse, celle de nos rêves d’enfants ou des contes de fées, est toujours due au hasard. Difficile ensuite de se dépêtrer de ces rêveries un brin fleur bleue pour aller « se vendre » sur la Toile. « J’espère que je ne serai jamais amenée à rencontrer quelqu’un par Internet, explique Anita, 21 ans. Tous les jours, on peut rencontrer un tas de gens, rien qu’en allant au boulot. Où sont passés les rêves de rencontres insolites, comme le coup de foudre pour le conducteur de la voiture que l’on vient d’accrocher ? »
Avec sa fiche d’inscription aux allures de fiche produit, Internet nous ramène à la réalité d’une manière un peu trop crue : 60 % des Français stigmatisent d’ailleurs le Net comme « peu romantique » (Sondage Ifop/Meetic, octobre 2004). « Les relations humaines ne sont pas une marchandise de supermarché, souligne Krystel, 38 ans. Je ne suis pas un produit avec une date limite de fraîcheur, que l’on évalue, achète, jette, teste et échange quand on n’en veut pas. » Certes, la variété de ce « supermarché amoureux » peut sembler grisante au premier abord, mais trop de choix tue parfois le choix…
« Sur le web, il y a tellement de possibilités que cela ne donne pas envie de faire d’efforts pour quelqu’un, de prendre des risques, commente Alain, 36 ans. Si ça ne marche pas, on se dit que l’on retrouvera vite quelqu’un d’autre. Finalement, toutes les filles deviennent interchangeables. »
… Non, c’est un vrai lieu de rencontres :
Avec des millions d’abonnés aux quatre coins du monde et un taux de renouvellement impressionnant (Meetic compte par exemple près de quatorze millions d’inscrits dans treize pays d’Europe et plus de vingt-trois mille sept cents nouveaux inscrits chaque jour (source Meetic, 2005), ces sites sont une formidable opportunité de rencontrer des gens différents, qui n’auraient jamais croisé notre route dans la vraie vie. Et si les marivaudages virtuels sont parfois jugés peu romantiques, ils ne sont qu’un prélude à la vraie rencontre, avec ses déconvenues ou ses papillons dans le ventre. Le Net permet juste de baliser un peu le terrain. « On n’a pas envie de se vendre, de faire l’article de soi-même, et pourtant, dans la vie, nous le faisons aussi, remarque la psychothérapeute Saïdeh Reza. Ce qui dérange, c’est que, sur le web, cela se fait de façon plus ostensible, plus consciente. »
Plutôt que de rêver à un hypothétique prince charmant, pas toujours pressé d’arriver, Internet ramène à l’ici et au maintenant. « Introduire de l’efficacité dans la rencontre amoureuse dérange, mais c’est aussi une manière de reprendre sa vie en main, assure Cécile Moulard, directrice du marketing de Meetic. C’est ce que j’appelle la “Meetic attitude”, c’est-à-dire la possibilité de trouver quelqu’un sans peser sur sa famille ou ses amis, de reprendre le contrôle de sa vie. Ecrire des messages à des inconnus, c’est également une façon de s’écrire à soi-même, de mieux comprendre ce que l’on recherche. » S’inscrire sur un site de rencontres, c’est bien souvent remettre en question l’image que nous avons de nous-même, la vision que nous avons de l’amour… mais cela peut aussi devenir une chance de se confronter à soi-même, à ses désirs profonds… et plus si affinités.

Les inscrits

Combien sont-ils ?
Selon différentes estimations, quatre millions de personnes seraient inscrites sur des sites de rencontres en France, sachant que l’on compte entre huit millions et dix millions de célibataires.
Qui sont-ils ?
A l’époque de leur lancement, ces sites attiraient surtout les catégories socioprofessionnelles favorisées. Aujourd’hui, le phénomène a gagné quasiment toutes les couches de la société.
Quel âge ont-ils ?
Les 28-40 ans représentent le cœur de cible, mais les seniors commencent à s’y mettre. A titre indicatif, chez Meetic, 32 % des inscrits ont entre 18 et 24 ans ; 42 % entre 25 et 34 ans ; 21 % entre 35 et 49 ans ; et 5 % plus de 50 ans.

Portrait psy

Le facteur psy devient un allié de taille dans la quête de l’amour virtuel. Nouveau site « de rapprochement amoureux par affinités psychologiques et sociologiques » lancé en novembre dernier, Ulteem by Meetic explore ainsi pas moins de soixante et onze critères.
Objectif : dresser de vous un portrait d’une précision quasi chirurgicale pour trouver celui ou celle qui vous correspond le mieux. Une précision également de mise sur Parship, avec un test de personnalité, une analyse psychologique et un accompagnement individuel par une psychologue. Au tarif de cent quarante-neuf euros les six mois, l’amour n’a plus grand-chose à voir avec le hasard…




















Relation hommes femmes et histoires d'amour


Les préludes de la rencontre amoureuses



Au tout début d'une relation amoureuse entre homme et femme, qu'il y a-t-il de plus complexe et de plus curieux, sinon que tous ces petits jeux de séduction produits instinctivement, par ces deux êtres que tout semblait pourtant séparer au départ. Deux êtres apparemment si différents l'un de l'autre, que même leur propre cerveau en perdra parfois son latin et jusqu'au sens des réalités. Ce dernier, affolé par l'excès des émotions, qui peu à peu vont le submerger, ne saura vraiment plus où donner de la tête, ce qui entraînera certaines modifications psychiques, qui agiront directement sur le comportement de manières très significatives, entraînant parfois l'incompréhention totale des spectateurs à proximité directe. Ce sera donc sous une avalanche de signes amoureux, envoyés par nos deux protagonistes, que l'entourage pourra alors assister médusé et amusé, au spectacle de la fausse indifférence, et de ces petits jeux du chat et de la souris, auxquels se livrent les amoureux débutants, jeux qui savent si bien émoustiller les êtres, pour les rendre encore bien plus épris l'un de l'autre. Dans cette spirale infernale, des sentiments amoureux, où tous deux vont se voir entrainés, la seule chose qui leur apportera quelque bien être ou réconfort, sera bien évidement la présence tant recherchée de l'être aimé. Ce sera alors pour cet homme épris de cette femme amoureuse, tous deux victimes involontaires mais consentantes de leurs passions mutuelles, le bouleversement totale de leur petite vie tranquilles et de leurs petites habitudes.
C'est par conséquent dans un cahot psychique d'une rare intensité, que les acteurs de cette relation amoureuse, vont peut être jouer le rôle de leur propre vie, dans se qui va devenir le premier acte d'un roman intitulé, notre belle histoire d'amour. Mais avant d'en arriver là, comme nous le savons tous très bien de par nos propres expèriences personnelles, le chemin sera parfois semé par nombres d'embuches et d'incompréhensions à déméler, comme il est assez souvent le cas, dans les prémisses de chaque nouvelle relation d'amour ou d'intensité moindre. C'est souvent la méconnaissance de l'autre, qui pourra entraîner de fausses interprétations, et créer quelques malentendus, c'est pour cela qu'ici, nous nous efforcerons de faciliter grandement la tâche de nos futurs couples d'amoureux, en révélant en grande partie, le fonctionnement psychique de chacun, ainsi que tous ces petits signes d'amour cachés et souvent involontaires, que peut envoyer une personne à une autre, pour bien lui faire comprendre qu'elle lui plait beaucoup.

Premiers émois et troubles du comportement

Amoureux enlacés sur une plage au crépusculeSi les mécanismes chimiques, qui interagissent sur les cerveaux des hommes et femmes, lorsqu'ils sont en train de tomber amoureux, ont bien étaient décryptés par les spécialistes de la psychée, en revanche, tous ceux qui ont une influence directe sur la gestuelle et le comportement ambigu, et qui s'active dès qu'un surcroit d'émotion apparaît chez les êtres humains, restes encore tout à fait mystérieux et énigmatiques. Ce sont tous ces petits et nombreux signes cachés ou codés que nous allons apprendre à décrypter ici, en les épluchant un à un. Ces signaux qui nous font donc adopter certains gestes et certaines postures, que nous ne prendrions pas en temps normal, et qui ne se révèlent que lorsque nous sommes submergés par un flot de sentiments amoureux. Ces signes révélateurs qui ne se produisent la plupart du temps, que de manière tout à fait inconsciente et bien involontaire, sont extrêmement nombreux et variés, comme vous allez pouvoir le constater, dans les sujets à venir. Prenons un premier exemple pour nous mettre en forme, avec un homme qui vient de rencontrer une femme sur son lieu de travail, et celle ci l'attire énormément. Il va hésiter et n'osera pas se lancer, il va se poser milles et une questions et tergiverser pendant des jours, voire des semaines. Est ce que je lui plait ou bien encore est ce qu'elle m'aime ? Il va tourner en long, en large et en travers, comme un pauvre diable n'attendant en fait qu'une seule réponse, à savoir si c'est une compatibilité amoureuse et réciproque. La réponse semble bien inaccessible sauf pour qui aurait des dons de voyance et encore. Il existe cependant bel et bien ces fameux petits signes codés qui vont pouvoir venir à sa rescousse. Apprendre à lire ces envies ou ces sentiments d'amour cachés qui ne trompent pas et qui en disent bien plus long que certain discours, est un atout majeur et de grande valeur. C'est en apprenant à décrypter ainsi ces signaux, que vous allez pouvoir éviter de passer à côté du bonheur ou tout au moins d'une histoire d'amour.

Signes cachés qui trahissent le sentiment amoureux.

Le sentiment amoureux, entre les hommes et les femmes est ainsi toujours trahis par ces comportements et petits signes ambigus pour le moins inhabituels,La baiser d'amour mais rituel depuis la nuit des temps. Saviez vous par exemple, qu'une personne éprise et voyant l'objet de son amour arriver, aura les pupilles dilatées jusqu'à cinq fois supérieur à la normale, comme si brusquement quelqu'un avait éteint la lumière. Certes il peut être difficile voir gênant, de regarder fixement dans les yeux un homme ou une femme qu’on ne connaît qu'à peine pour vérifier l’état de ses pupilles, mais si la discussion se lance, ne ratez pas l'occasion pour vérifiez. La plupart du temps, l'autre personne essayera de cacher ce trouble en baissant les yeux, mais cela sera là encore bien plus révélateur de l'émoi. Attention toutefois à ne pas confondre avec la fuite du regard d'indifférence, mais les deux sont toutefois assez distinctifs pour bien être différenciés. Ce signal contenu dans les yeux n'est qu'une infime partie de la longue liste que nous allons découvrir, car certaines postures des corps très révélatrices, ont elles aussi des rôles qui sont prédéterminant et essentiels à nous révéler. Homme et femme amoureux ne réagissent pas de la même façon face à une personne qu'ils trouvent séduisante ou à leurs goûts, leur corps ainsi que leur cerveau étant différents, chacun mettra en avant ses propres atouts corporels dans chaque signal d'appel. C'est ainsi que la femme amoureuse aura tendance à jouer beaucoup plus subtilement de son corps, parfois même de façon quelque peu incongrue voir érotique par certains côtés, tandis qu'à l'opposé un homme amoureux, mettra plutôt en avant des postures un peu plus virils et guerrières qu'à son habitude. Une des rares postures, à être reproduite à l'identique par les personnes des deux sexes, est celle qui voit le corps se tourner entièrement vers la personne désirée. Cette posture toujours inconsciemment exécutée, révèle en fait une vraie attirance pour la personne désirée, vers laquelle le corps se tourne et s’ouvre donc entièrement, et cela se fait absolument sans que l'on puisse le contrôler. C'est le corps tout entier qui veut en quelques sortes, suivre l’esprit en parallèle pour se rendre à l'endroit tant désiré. Plus spécifique chez la femme cette fois, un comportement un peu euphorique ou au contraire trop négatif peu démontrer que la femme est en surcharge d'émotion face à un homme. Pour résumer tout simplement, il faudra lire en l'autre pour deviner si son comportement est normal et naturel, et par conséquent fait donc partie de sa personnalité, ou si tout au contraire elle essaie de se faire remarquer de manière quasi involontaire et inhabituelle, pour séduire un homme dans son entourage direct.

Techniques de séduction, d'amour et de perfectionnement de soi


Source
Découvrez notre petit guide des meilleurs magasins de chaussures à Londres : chaussures de ville, de sport, chic, glamour ou bonnes affaires pour l’été ou l’hiver… Londres est une destination incontournable pour le shopping mais encore plus pour les chaussures, que ce soit les grandes marques ou les bonnes affaires.
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Les grandes chaines de magasins de mode comme New Look, Topshop, Next, Primark ou Dorothy Perkins ont toutes un rayon chaussures et proposent souvent des bonnes affaires, surtout pendant les soldes.
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L’adresse d’Irregular Choice : 35 Carnaby Street, Londres, WC1 7DP
Du lundi au samedi : 10h00 à 20h00
Dimanche : de 10h00 à 18h00
Kurt Geiger
Kurt Geiger a été voté la marque de chaussure la plus cool en Grande Bretagne par les lecteurs de Vogue et vend des chaussures hommes et femmes sous les marques Kurt Geiger London, KG by Kurt Geiger et Carvela. Que ce soit du glamour pour sortir ou du chic pour le travail, Kurt Geiger est une destination à ne pas manquer pendant votre shopping.
Plusieurs adresses à Londres : King’s Road, Chelsea, Kensington High Street, Covent Garden ouWestfield Stratford City.

Pour briller de mille feux lors de vos soirées, utilisez les Paillettes néon pour ongles flashy. Fluo à la lumière du jour et néon à la lumière UV noire des discothèques, les Paillettes néon pour ongles flashy procure un effet 3D aux couleurs intenses. 
Facile à appliquer, il faut tout d'abord mettre une couche de vernis sur vos ongles. Versez alors directement les paillettes sur l'ongle avant que le vernis ne sèche. Lissez au doigt et retirez l'excédent de paillettes. Puis enfin, pour fixer les paillettes, il suffit de repasser une couche de vernis transparent. Vous voila prête pour le grand soir ! 
  • Paillettes néon pour ongles flashy,
  • Couleur fluo à la lumière du jour, 
  • Effet Néon à la lumière UV noire, 
  • Effet 3D, 
  • Couleur intense, 
  • Existe en plusieurs coloris (dans la limite des stocks disponibles) : jaune, orange et rose. Vous pouvez nous indiquer votre choix dans la partie commentaire ou laisser faire le hasard. 



La conseillère en Relooking en chef des émissions de M6 et de Teva publie un nouveau livre de conseils dans lequel elle dévoile les essentiels de sa garde-robe.

                                                     Cristina Cordula, la styliste-star de la télévision française

Mardi soir, boulevard Saint-Germain, la Maison de l'Amérique latine affichait complet. Pour cause de Fashion Week parisienne, pas un salon de libre. Sur ses parquets, on croisait des stylistes, invités et mannequins en robe du soir qui tâchaient de ne pas se tromper de défilé. Larousse avait réservé le dernier salon à droite au bout du couloir, grand ouvert sur les jardins, pour le lancement d'un beau livre. Le dernier opus d'une reine du shopping, Cristina Cordula, de plus en plus courtisée par la télévision et chérie par son éditeur. 
La preuve, Style & Allures, en librairie le 7 octobre, est le cinquième ouvrage de l'auteur publié par Larousse depuis 2007. Après des guides pratiques comme Toutes les femmes sont belles et Le Guide du rRelooking, il s'agit cette fois d'un album, plus personnel, dans lequel la grande Cristina énumère les pièces essentielles d'une garde-robe féminine. "Cela a été un boulot énorme", a assuré l'auteur, remerciant ses fidèles photographe, styliste, maquilleur et bien sûr éditeur de l'avoir si bien entourée pendant les deux ans de préparation. Pour un résultat cousu main. 

"C'est ma fée du clocher"

"Ouh là là, ma chérie, ça me fait plaisir de te voir !" Pas de doute, c'est elle. Cette "scorpionne" née un 29 octobre - c'est elle qui le dit - pourrait en épuiser plus d'un par son énergie communicative. Cristina Cordula, fidèle à sa légende, distille d'une voix sonore des ma/mon chéri(e) et autant de baisers à qui réussit à l'approcher. Un "c'est ma fée du clocher" fait sourire, "c'est magnifaïque" et quelques "staïle" plus tard, encore un peu plus. On croise Chantal Thomass, autre reine du bon look, et l'humoriste Bérengère Krief, avec laquelle elle semble très complice. Des pères sont venus accompagnés de leurs filles, adolescentes rougissantes d'émotion en voyant leur conseillère en image préférée leur dédicacer son livre.
La si télégénique longue dame brune porte ce soir-là des boots ajourées, une jupe crayon, des bas résille et une élégante blouse de soie chamarrée. Soit des pièces essentielles de toute garde-robe qui se respecte et dont elle recommande le port dans Style & Allures. Elle y indique aussi en quelle occasion se faire plaisir en portant une capeline, un imprimé léopard, des sandales compensées ou un pantalon capri. Les tongs ne figurent pas à l'index, et pourtant, cette ancienne mannequin née au Brésil assure que, depuis l'enfance, elles font partie de sa panoplie. "Je suis une femme très naturelle", déclare-t-elle. Et de conclure son petit speech de remerciements sur "j'ai trois amours : Paris, la mode et mon pays, mais le plus important, c'est mon fils". La femme parfaite reste une maman.



Des chercheurs ont trouvé des molécules très spéciales dans un nuage de gaz de notre galaxie. Elles pourraient constituer les briques de base du vivant.

                        Le nuage moléculaire Sagittarius B2 où ont été découvertes les molécules d'isopropyl cyanide

L'origine de la vie qui s'est épanouie sur la Terre serait-elle à rechercher dans l'espace ? La théorie n'est pas nouvelle, mais, en scrutant un immense nuage de gaz niché au coeur de la Voie lactée à l'aide du puissant télescope ALMA, des chercheurs viennent de faire une découverte qui aurait tendance à conforter cette idée. En effet, si l'on savait déjà que les météorites pouvaient embarquer plus de 80 acides aminés - les briques de base des protéines, donc du vivant -, on n'avait encore jamais vraiment repéré, dans le vide interstellaire, une molécule organique à partir de laquelle ces fameux acides aminés avaient pu se former. Or, c'est une de celles-ci que l'équipe germano-américaine - associant l'Institut Max Planck de Bonn, l'université de Cologne et l'université Cornell aux États-Unis - est convaincue d'avoir trouvée à 27 000 années-lumière du Soleil, dans un nuage de gaz où se forment de nombreuses étoiles, baptisé Sagittarius B2.
Mais alors, cette molécule organique, nommée isopropyl cyanide (i-C3H7CN), qu'a-t-elle de si particulier ? Ses atomes de carbone (car qui dit molécule organique dit carbone) sont organisés d'une manière bien
 ©  Science Magazine
particulière. En effet, contrairement à ceux des quelque 180 autres molécules organiques identifiées dans l'espace, ils ne forment ni une sphère fermée ni une chaîne linéaire, mais se ramifient en trois branches. Si l'intérêt de cette configuration vous paraît obscur, imaginez que les molécules sont les pièces d'un jeu de construction. Le fait que certaines d'entre elles possèdent trois branches, et donc plus de points d'accroche, va permettre d'augmenter le nombre de combinaisons possibles avec les autres pièces du jeu. Dans le cas présent, d'autres atomes. Autrement dit, la diversité et la complexité des molécules qui pourront naître de celles-ci, par le biais de réactions chimiques, seront nettement plus élevées. 

Chaînon manquant

Ainsi, les molécules d'isopropyl cyanide pourraient-elles être les précurseurs des fameuses briques du vivant : les acides aminés. D'autant que cette étude publiée récemment par la revue Sciencesuggère que, dans les zones les plus actives de notre Univers telles que la région de Sagittarius B2, ces molécules particulières seraient présentes en grande quantité. Et le fait que les briques de base du vivant se soient formées dans l'espace ou sur Terre peut tout changer : en effet, si les éléments nécessaires à l'émergence de la vie se sont répandus partout dans la Voie lactée, et même partout dans l'Univers, il serait alors vraiment très, très, étonnant que nous y soyons seuls.

En période d'ovulation, les femmes s'habillent mieux et achètent habits et accessoires plus affriolants pour attirer un partenaire mais surtout décourager les rivales, selon une étude marketing réalisée par une universitaire américaine et publiée lundi.
Inconsciemment, les femmes qui sont en période d'ovulation s'habillent "pour impressionner" pas seulement les hommes mais aussi celles qui pourraient être leurs rivales, au cours des quelques jours de fertilité mensuels, affirme cette étude de l'école de gestion de l'Université du Minnesota (nord des Etats-Unis).
L'enquête, qui paraît dans le Journal of Consumer Research, visait à étudier les liens entre pulsions d'achats et facteurs hormonaux.
"Ce désir qu'ont les femmes, au moment-clé de leur fécondité, de choisir inconsciemment des articles qui mettent en valeur leur apparence est nourri par leur désir d'être plus séduisantes que leurs rivales", affirme Kristina Durante, auteur de l'étude qui a interrogé 269 femmes.
"Si vous être plus désirable que la concurrence, vous avez plus de chances d'être retenues", résume-t-elle.
"Nous avons découvert, que lorsqu'elles sont en période d'ovulation, les femmes choisissent des articles de mode plus sexy avec comme point de référence d'autres femmes séduisantes de leur environnement proche", explique Kristina Durante.
Au cours de l'étude, des photographies de femmes séduisantes habitant les environs étaient notamment montrées à des femmes en période d'ovulation. Elles devaient ensuite choisir des habits et des accessoires.
"Nous avons découvert que les femmes en période d'ovulation achetaient des articles plus sexy lorsqu'elles avaient en tête l'image de femmes séduisantes dans leur voisinage", a ajouté l'universitaire. "Si vous habitez New York, une femme habitant Los Angeles ne sera pas perçue comme une concurrente".
Cette rivalité avec des femmes séduisantes habitant dans le voisinage est inconsciente. Elle ne s'est pas manifestée pour les femmes qui n'étaient pas en période d'ovulation.