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mercredi 1 octobre 2014


A 28 ans, j’éprouvais une satisfaction certaine avec mes partenaires, mais je n’avais jamais connu l’orgasme, se souvient Lucia. Je ne m’en plaignais pas, convaincue que ma mère était pareille. Or un jour, alors que nous parlions des rapports homme-femme, à mon grand étonnement, elle a eu ces mots : “Si un homme reste assez longtemps à l’intérieur, forcément le plaisir vient.” Cette phrase a provoqué un déclic, une sorte de libération. "
Si pour les hommes, l’explosion orgastique est une donnée naturelle, rien de semblable chez les femmes. Le vagin, contrairement au pénis, est peu sensible. "C’est essentiellement le contexte émotionnel qui déclenche le plaisir : l’idée d’être désirée, pénétrée par un homme aimé, observe Françoise Goupil-Rousseau, gynécologue et psychothérapeute. Et, à la vérité, avant la jouissance, les femmes orgasmiques ne ressentent pas plus de plaisir physique que celles qui n’y parviennent pas. Pour toutes, durant le coït, les voies de la sensibilité remontent jusqu’au cortex cérébral. Mais certaines auront un orgasme et d’autres non. On ne sait pas très bien pourquoi."

Une privation inconsciente

Chez les très jeunes femmes, l’anorgasmie vaginale est la norme. Si celle-ci perdure à la maturité, les spécialistes se refusent à la considérer comme une pathologie, sauf dans des cas extrêmes où l’acmé du plaisir ne peut jamais être atteint, même au moyen de la masturbation. Alors seulement, on parle de frigidité qui, à l’inverse de l’anorgasmie, se caractérise par une inhibition du désir et concerne la vie sexuelle dans sa globalité. Le plus souvent, il s’agit d’une privation inconsciente – la personne s’interdit de désirer, de ressentir – liée à la culpabilité ou à une honte transmise par l’éducation.
En fait, pour toute femme, l’accès à la petite mort reste toujours très fragile. Un événement déprimant ou entamant l’estime de soi – séparation, deuil, licenciement, découverte de l’infidélité du partenaire, notamment – est susceptible de provoquer une anorgasmie transitoire. C’est le cas également lorsqu’un malaise surgit dans le couple, et que la femme, malheureuse, ne parvient pas à exprimer sa souffrance avec des mots. « Si la situation perdure, l’anorgasmie peut être utilisée par l’inconscient féminin comme une vengeance contre le responsable supposé de la situation », affirme la psychanalyste Catherine Muller. Frustrée dans sa vie, la femme punit l’homme dans sa sexualité pour qu’il le soit lui aussi.

Le poids de l’enfance

Lorsqu’elle est permanente, et sans motif apparent, « l’anorgasmie doit être décryptée comme un symptôme renvoyant à une problématique individuelle inconsciente », déclare la psychanalyste Janine Revel. Pour l’une, elle exprimera le désir enfoui de ressembler à une mère « virginale » idéalisée, pour l’autre, elle résultera d’une fidélité inconsciente à son père. « Je rencontrais toujours des hommes ayant des problèmes sexuels et avec lesquels je n’arrivais jamais à l’orgasme, explique Aude. Jusqu’à ce que ma mère m’avoue que, depuis mes jeunes années, l’abus d’alcool avait rendu mon père impuissant ! »
Souvent aussi, l’anorgasmie est la conséquence d’un rapport exécrable à son propre corps remontant à l’enfance. « Je me suis toujours vue froide, pas aimable, raconte Sonia. J’étais complexée par rapport à ma jeune sœur, la préférée de mon père, que l’on disait plus jolie, plus féminine que moi. Très tôt, avant l’adolescence, je me suis sentie désincarnée. Aujourd’hui, je ne me maquille jamais et je ne vois aucun intérêt à m’habiller. Au lit avec un homme, je me sens en trop, pas à ma place, je suis glaciale. » Est-ce un hasard ? Sonia travaille dans la congélation !

Dans certains cas rares, une femme peut être bloquée physiquement et émotionnellement au point de « passer à côté » de l’orgasme. Son corps jouit sans qu’elle éprouve la moindre sensation de plénitude, comme certaines personnes sont incapables de ressentir la faim, la soif ou le froid. Selon Janine Revel, ce phénomène résulte d’une éducation trop dirigiste, qui n’a pas permis à la personne de s’approprier réellement son corps.

Le refus d’être un réceptacle

Toutes les femmes réfractaires à l’orgasme ne sont pas encombrées par leur enveloppe charnelle ; certaines dégagent même une sensualité torride. Toutefois, elles ont en commun de refuser, plus ou moins consciemment, d’assumer dans la relation sexuelle une position féminine qui consiste à être le réceptacle de l’homme, à se faire « gaine » pour l’accueillir. « Longtemps j’ai eu l’impression qu’avoir un orgasme me ferait tomber dans un statut de “chose” de l’homme, raconte Noëlle. Je ressentais du bien-être mais je préférais rester “moi”, garder mon self-control, être spectatrice du plaisir de l’autre. »
« De nombreuses femmes supportent plutôt bien l’absence d’orgasme, constate Janine Revel. Selon Lacan, ce phénomène tient au fait que le plaisir féminin ne se limite pas à une jouissance d’organe comme chez l’homme, qui jouit de son pénis. Elles ont, de surcroît, accès à un autre type de satisfaction, propre à la sexuation féminine et qui englobe l’intégralité de leur être. » « Cette jouissance-là n’est pas commandée par le phallus, écrit la psychanalyste Catherine Lazarus-Matet, dans L’Autre Sexe. Elle peut être provoquée par l’attente amoureuse, l’élan passionné, davantage que par l’acte sexuel. D’ailleurs pour de nombreuses femmes, il est plus excitant de s’abandonner à la passion absolue que de s’abandonner physiquement et psychiquement dans la relation sexuelle. » Il ne s’agit pas d’une peur de la sexualité, mais plutôt d’une recherche d’absolu, d’amour idéal, que le sexe ne saurait combler entièrement.

Un plus culturel

« Une femme sur deux atteint l’orgasme lors d’un rapport sexuel complet », affirme Jacques Waynberg, psychothérapeute et sexologue, expliquant ces chiffres par notre héritage biologique. « Le génome humain ne diffère de celui du singe que de 1 %. Tout comme la sexualité animale, celle des humains a d’abord un but reproductif. Ainsi, si l’éjaculation, pourvoyeuse de spermatozoïdes, est nécessaire, l’orgasme féminin, lui, ne l’est pas. C’est un plus culturel, lié à l’invention de l’érotisme. »
Une femme qui ne jouit pas n’est donc pas anormale : elle manque seulement d’expérience. « Pour y arriver, il lui faut acquérir une idée plus précise de son schéma corporel, par la masturbation par exemple, ajoute Jacques Waynberg. Et se laisser aller à ses fantasmes, qui activent le désir.
Passer du bien-être sexuel à l’orgasme s’apprend, comme on apprend à chanter en travaillant sa voix. » « S’imaginer qu’il “faut” impérativement avoir des orgasmes est la meilleure façon de provoquer un blocage en profondeur, doublé d’une bonne déprime, affirme Janine Revel. Si la situation est cause de souffrance, il faut s’interroger sur ce qui cloche. Et travailler sur soi avec un thérapeute. » « Quand l’anorgasmie résulte d’une mauvaise communication dans le couple, il est nécessaire de la rétablir à deux », considère Catherine Muller. En consultant des livres, en assistant à des conférences et, surtout, en se parlant franchement. Mais, avant tout, « il faut accepter l’idée que l’orgasme n’a rien d’automatique, affirme la journaliste américaine Tracey Cox dans Hot Sex (Marabout). Vous ne risquez donc pas d’en avoir quand vous faites votre repassage !

L’imprenable forteresse

Deux troubles physiques peuvent empêcher les femmes d’éprouver l’orgasme vaginal.
• Le vaginisme se traduit par un resserrement des muscles de l’entrée du vagin, qui le transforme en forteresse imprenable. « En l’absence de malformation physique, les causes du vaginisme sont la peur de l’homme perçu comme dangereux, l’angoisse de la pénétration qui risque de faire saigner, les tabous intégrés dans l’enfance », explique Françoise Goupil-Rousseau, gynécologue et psychothérapeute. Pour en guérir, les thérapies comportementales marchent très bien, surtout si le partenaire participe en assumant le rôle d’un cothérapeute apaisant et patient. Curieusement, « les femmes vaginiques se révèlent généralement orgasmiques ».
• La dyspareunie se manifeste par des douleurs durant le coït. « Très souvent, elle résulte d’un léger vaginisme qui incite la femme à trop contracter ses muscles vaginaux. » C’est trop serré, donc ça fait mal ! En fait, la femme dyspareunique perçoit comme désagréables et angoissantes les sensations physiques du coït, ressenties comme plaisantes par les autres. « On soigne la dyspareunie par des méthodes de relaxation, en rassurant la personne, en lui conseillant d’utiliser des lubrifiants, en s’efforçant d’améliorer la communication dans le couple. »
Lire: La mélodie du plaisir
Gallimard réédite le roman La Musique (Gallimard) de Yukio Mishima. Devenue indifférente au plaisir sexuel symbolisé par la musique, Reiko consulte un psychanalyste, qui est le narrateur de l’histoire. Malmené par les mensonges de la jeune femme, il cherche à cerner la nature du malaise de Reiko. La diversité de ses théories permettent à l’auteur d’aborder plusieurs questions sur la sexualité, rappelant que, dans ce domaine, « la notion de bonheur unique, valable pour tous, n’existe pas ». 
(Eve Lasbatz)

Relation hommes femmes et histoires d'amour


Les préludes de la rencontre amoureuses



Au tout début d'une relation amoureuse entre homme et femme, qu'il y a-t-il de plus complexe et de plus curieux, sinon que tous ces petits jeux de séduction produits instinctivement, par ces deux êtres que tout semblait pourtant séparer au départ. Deux êtres apparemment si différents l'un de l'autre, que même leur propre cerveau en perdra parfois son latin et jusqu'au sens des réalités. Ce dernier, affolé par l'excès des émotions, qui peu à peu vont le submerger, ne saura vraiment plus où donner de la tête, ce qui entraînera certaines modifications psychiques, qui agiront directement sur le comportement de manières très significatives, entraînant parfois l'incompréhention totale des spectateurs à proximité directe. Ce sera donc sous une avalanche de signes amoureux, envoyés par nos deux protagonistes, que l'entourage pourra alors assister médusé et amusé, au spectacle de la fausse indifférence, et de ces petits jeux du chat et de la souris, auxquels se livrent les amoureux débutants, jeux qui savent si bien émoustiller les êtres, pour les rendre encore bien plus épris l'un de l'autre. Dans cette spirale infernale, des sentiments amoureux, où tous deux vont se voir entrainés, la seule chose qui leur apportera quelque bien être ou réconfort, sera bien évidement la présence tant recherchée de l'être aimé. Ce sera alors pour cet homme épris de cette femme amoureuse, tous deux victimes involontaires mais consentantes de leurs passions mutuelles, le bouleversement totale de leur petite vie tranquilles et de leurs petites habitudes.
C'est par conséquent dans un cahot psychique d'une rare intensité, que les acteurs de cette relation amoureuse, vont peut être jouer le rôle de leur propre vie, dans se qui va devenir le premier acte d'un roman intitulé, notre belle histoire d'amour. Mais avant d'en arriver là, comme nous le savons tous très bien de par nos propres expèriences personnelles, le chemin sera parfois semé par nombres d'embuches et d'incompréhensions à déméler, comme il est assez souvent le cas, dans les prémisses de chaque nouvelle relation d'amour ou d'intensité moindre. C'est souvent la méconnaissance de l'autre, qui pourra entraîner de fausses interprétations, et créer quelques malentendus, c'est pour cela qu'ici, nous nous efforcerons de faciliter grandement la tâche de nos futurs couples d'amoureux, en révélant en grande partie, le fonctionnement psychique de chacun, ainsi que tous ces petits signes d'amour cachés et souvent involontaires, que peut envoyer une personne à une autre, pour bien lui faire comprendre qu'elle lui plait beaucoup.

Premiers émois et troubles du comportement

Amoureux enlacés sur une plage au crépusculeSi les mécanismes chimiques, qui interagissent sur les cerveaux des hommes et femmes, lorsqu'ils sont en train de tomber amoureux, ont bien étaient décryptés par les spécialistes de la psychée, en revanche, tous ceux qui ont une influence directe sur la gestuelle et le comportement ambigu, et qui s'active dès qu'un surcroit d'émotion apparaît chez les êtres humains, restes encore tout à fait mystérieux et énigmatiques. Ce sont tous ces petits et nombreux signes cachés ou codés que nous allons apprendre à décrypter ici, en les épluchant un à un. Ces signaux qui nous font donc adopter certains gestes et certaines postures, que nous ne prendrions pas en temps normal, et qui ne se révèlent que lorsque nous sommes submergés par un flot de sentiments amoureux. Ces signes révélateurs qui ne se produisent la plupart du temps, que de manière tout à fait inconsciente et bien involontaire, sont extrêmement nombreux et variés, comme vous allez pouvoir le constater, dans les sujets à venir. Prenons un premier exemple pour nous mettre en forme, avec un homme qui vient de rencontrer une femme sur son lieu de travail, et celle ci l'attire énormément. Il va hésiter et n'osera pas se lancer, il va se poser milles et une questions et tergiverser pendant des jours, voire des semaines. Est ce que je lui plait ou bien encore est ce qu'elle m'aime ? Il va tourner en long, en large et en travers, comme un pauvre diable n'attendant en fait qu'une seule réponse, à savoir si c'est une compatibilité amoureuse et réciproque. La réponse semble bien inaccessible sauf pour qui aurait des dons de voyance et encore. Il existe cependant bel et bien ces fameux petits signes codés qui vont pouvoir venir à sa rescousse. Apprendre à lire ces envies ou ces sentiments d'amour cachés qui ne trompent pas et qui en disent bien plus long que certain discours, est un atout majeur et de grande valeur. C'est en apprenant à décrypter ainsi ces signaux, que vous allez pouvoir éviter de passer à côté du bonheur ou tout au moins d'une histoire d'amour.

Signes cachés qui trahissent le sentiment amoureux.

Le sentiment amoureux, entre les hommes et les femmes est ainsi toujours trahis par ces comportements et petits signes ambigus pour le moins inhabituels,La baiser d'amour mais rituel depuis la nuit des temps. Saviez vous par exemple, qu'une personne éprise et voyant l'objet de son amour arriver, aura les pupilles dilatées jusqu'à cinq fois supérieur à la normale, comme si brusquement quelqu'un avait éteint la lumière. Certes il peut être difficile voir gênant, de regarder fixement dans les yeux un homme ou une femme qu’on ne connaît qu'à peine pour vérifier l’état de ses pupilles, mais si la discussion se lance, ne ratez pas l'occasion pour vérifiez. La plupart du temps, l'autre personne essayera de cacher ce trouble en baissant les yeux, mais cela sera là encore bien plus révélateur de l'émoi. Attention toutefois à ne pas confondre avec la fuite du regard d'indifférence, mais les deux sont toutefois assez distinctifs pour bien être différenciés. Ce signal contenu dans les yeux n'est qu'une infime partie de la longue liste que nous allons découvrir, car certaines postures des corps très révélatrices, ont elles aussi des rôles qui sont prédéterminant et essentiels à nous révéler. Homme et femme amoureux ne réagissent pas de la même façon face à une personne qu'ils trouvent séduisante ou à leurs goûts, leur corps ainsi que leur cerveau étant différents, chacun mettra en avant ses propres atouts corporels dans chaque signal d'appel. C'est ainsi que la femme amoureuse aura tendance à jouer beaucoup plus subtilement de son corps, parfois même de façon quelque peu incongrue voir érotique par certains côtés, tandis qu'à l'opposé un homme amoureux, mettra plutôt en avant des postures un peu plus virils et guerrières qu'à son habitude. Une des rares postures, à être reproduite à l'identique par les personnes des deux sexes, est celle qui voit le corps se tourner entièrement vers la personne désirée. Cette posture toujours inconsciemment exécutée, révèle en fait une vraie attirance pour la personne désirée, vers laquelle le corps se tourne et s’ouvre donc entièrement, et cela se fait absolument sans que l'on puisse le contrôler. C'est le corps tout entier qui veut en quelques sortes, suivre l’esprit en parallèle pour se rendre à l'endroit tant désiré. Plus spécifique chez la femme cette fois, un comportement un peu euphorique ou au contraire trop négatif peu démontrer que la femme est en surcharge d'émotion face à un homme. Pour résumer tout simplement, il faudra lire en l'autre pour deviner si son comportement est normal et naturel, et par conséquent fait donc partie de sa personnalité, ou si tout au contraire elle essaie de se faire remarquer de manière quasi involontaire et inhabituelle, pour séduire un homme dans son entourage direct.

Techniques de séduction, d'amour et de perfectionnement de soi


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